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Dimanche 20 Août 2006
  1. Tendance à penser et à agir spontanément, guidé par son intuition personnelle plutôt que conditionné par les expériences et les peurs du passé.
  2. Une grande capacité à apprécier chaque moment.
  3. Un manque total d'intérêt pour juger les autres.
  4. Un manque total d'intérêt pour se juger soi-même.
  5. Un manque total d'intérêt pour interpréter les actions des autres.
  6. Un manque total d'intérêt pour tout ce qui est conflictuel.
  7. Une perte totale de la capacité de se faire du souci.
  8. Des épisodes fréquents et intenses d'appréciation de la vie en général et de soi-même en particulier.
  9. Des sentiments très agréables d'unité avec les autres et avec la nature.
  10. Des attaques répétées de sourire, de cette sorte de sourire qui vient du coeur et passe à travers les yeux.
  11. Une tendance croissante à laisser les choses se produire plutôt qu'à essayer de les forcer à se produire.
  12. Une capacité de plus en plus grande à aimer les autres aussi bien que soi-même et une envie d'aimer de plus en plus forte. Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes mentionnés ci-dessus, sachez que votre état est probablement irréversible
Dimanche 20 Août 2006
Changer... une volonté qui anime chacune d’entre nous. Nous souhaitons ainsi faire évoluer une partie de nous que n’ous n’aimons pas vers quelque chose de plus positif.
D’une certaine manière, nous souhaitons transformer du plomb en or, et cela, aucun alchimiste n’y est parvenu. D’un autre côté, la chenille se transforme bien en papillon. Alors il reste de l’espoir, et l’exemple du papillon nous sera peut être plus profitable que celui de l’alchimiste.
La principale différence que j’observe entre la chenille et l’alchimiste, c’est la finalité. L’alchimiste veut obtenir de l’or quand la chenille ne se préoccupe pas de devenir un papillon. L’alchimiste échoue là ou la chenille finalement réussi.
La chenille nous conseille de ne pas nous focaliser sur la destination mais sur le chemin qui y conduit. Il faut presque oublier la destination pour ne se consacrer qu’au chemin, c’est le plus sûr moyen d’atteindre sa destination.
Si nous oublions notre destination (changer), que faire en cours de route pour y parvenir néanmoins ?
Ma réponse est s’accepter et se comprendre.
S’accepter comme la chenille s’accepte, aimer celui que l’on est à chaque instant. S’accepter c’est se donner une chance de mieux vivre l’instant présent, c’est déjà beaucoup et c’est primordial pour la suite du cheminement.
Se comprendre (et accepter ce que l’on comprend), c’est s’observer sans sejuger, se mettre à nu. Observer nos égoismes, nos jalousies, notre méchanceté, tous nos prétendus défauts sans les juger et susciter le refoulement. Se laisser aller à ces penchants pour mieux en révéler les racines et enfin déméler le réseau subtil de nos comportements pour en comprendre les motivations.
Quand la chenille se transforme en chrysalide, on pourrait croire qu’elle régresse plutôt qu’elle ne progresse. Le chemin n’est pas forcément une ligne droite vers le toujours mieux. Il faut en cours de route accepter d’être pire pour espérer être mieux.
Dés lors que l’on comprend les ressorts de nos pensées les plus éphémères, il se produit des changements non voulus mais profonds car ils viennent des confins de notre personnalité... mais c’est une affirmation qu’il incombe à chacun d’expérimenter et c’est je crois ce qui se produit dans l’intimité du cocon.
Vouloir changer l’autre est probablement tout aussi vain, et c’est peut être un moyen d’éviter de changer soi-même. A l’identique, il me parait plus perspicace d’essayer de l’accepter et de le comprendre.
Tout cela est bien théorique, pour entrer dans la pratique, laissez vous aller à certains de vos penchants pour voir si vous en apprenez plus sur vous-même...
Dimanche 20 Août 2006
Face à une population grandissante, à des entreprises toujours plus grosses, à des organisations toujours plus complexes, l’individu peut parfois se sentir perdu voire inutile.
J’ai pourtant de plus en plus la conviction que l’individu est tout. La conviction qu’aucun gouvernement, qu’aucune organisation ne pourrait rendre la société meilleure si l’individu lui-même ne se rend pas meilleur. La conviction qu’il suffit de témoigner par nos actions et nos opinions du monde que nous voulons pour que ce monde enfin se réalise. La conviction que de petits changements à l’échelle de l’individu sont porteurs de révolutions dans la société.
Il suffit de presque rien, mais en attendant, nous vivons dans la société que nous méritons
Dimanche 20 Août 2006
Le plus grand handicap, la peur.
Le plus beau jour, aujourd’hui.
La chose la plus facile, se tromper.
La plus grande erreur, abandonner.
Le plus grand défaut, l’égoïsme.
La plus grande distraction, le travail.
La pire banqueroute, le découragement.
Les meilleurs professeurs, les enfants.
Le plus grand besoin, le bon sens.
Le plus bas sentiment, la jalousie.
Le plus beau présent, le pardon.
La plus grande connaissance, Dieu.
La plus belle chose au monde, l’amour
Samedi 19 Août 2006
Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours; ou nous rappelons le passé, pour l'arrêter comme trop prompt : si imprudents, que nous errons dans des temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient; et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons1 sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent, d'ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu'il nous afflige; et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l'avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps où nous n'avons aucune assurance d'arriver.
Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent; et, si nous y pensons, ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais  
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