C’est vrai le mois de RAMADANE, la solitude est plus lourde à porter qu’à n’importe quelle autre période de l’année.
Mais n’est-il pas dangereux de parler soi-même d’un sujet aussi intime ? Il est certainement plus prudent de laisser à d’autres risque-tout ce soin, d’autant plus qu’ils ne sont pas loin de faire le tour de la question :
Ce ne sont pas les ennemis, mais les amis qui condamnent l’homme à la solitude.
S’il existe une solitude où le solitaire est un abandonné, il en existe une où il n’est solitaire que parce que les hommes ne l’ont pas encore rejoint.
On ne va jamais jusqu’au fond de sa solitude.
La solitude a deux facettes. Volontaire, elle élève et purifie. Obligatoire, elle étouffe et détruit.
La solitude ! L’orgueil, oui. L’orgueil de se suffire à soi-même, et l’illusion de se posséder totalement.
L’amour n’est pas aussi important qu’on le dit. L’individu est seul, il doit l’accepter. Ce n’est pas l’amour qui le guérira de sa solitude.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n’est à nous et nous n’avons rien à donner.
Nul adulte n’a jamais compris que, pour l’enfant, la solitude est pire que la douleur.
Notre grand tourment dans l’existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu’à fuir cette solitude.
En tout homme se trouve une part de solitude qu’aucune intimité humaine ne peut remplir. C’est là que Dieu nous rencontre.
Partant, nous pourrons nous demander s'il faut respecter en autrui le semblable ou l'être différent de nous ?
Un grand nombre d’apparents paradoxes viennent de cette confusion. La personne ne se réduit pas à ce qu‘elle est ou a été mais elle est aussi ce qu’elle peut et doit être : un raciste peut devenir antiraciste, un lâche, courageux etc ….
tout est relatif dans la vie, n'est-ce pas :
- À 4 ans, le succès, c'est de ne pas faire pipi dans ses culottes.
- À 12 ans, le succès, c'est d'avoir des amis.
- À 16 ans, le succès, c'est d'avoir un permis de conduire.
- À 20 ans, le succès, c'est de faire l'amour.
- À 35 ans, le succès, c'est d'avoir de l'argent.
- À 50 ans, le succès, c'est d'avoir de l'argent.
- À 60 ans, le succès, c'est de faire l'amour.
- À 70 ans, le succès, c'est d'avoir un permis de conduire.
- À 75 ans, le succès, c'est d'avoir des amis.
- À 80 ans, le succès, c'est de ne pas faire pipi dans ses culottes
Relativisons et apprécions tous les bons moments...
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ? Qui ne se rappelle pas avoir effeuillé .................. cherchant à vaincre l'affreux doute quant à l'amour du ou de la bien-aimée ? Qui ne se rappelle pas les émotions du premier amour naissant à 14, 16 ou 18 ans ? Comment la proximité de l'élu(e) pouvait nous faire chavirer et rêver pendant des heures... avant même de lui avoir adresser la parole ? Nous étions en amour avec l'Amour.
La première sortie, le premier baiser, la première promesse, la première caresse, le premier projet rêvé à deux. Il était tellement merveilleux ; elle était tellement belle ; rien n'existait plus sans lui ; l'avenir n'était pas possible sans elle. Notre amour était pur et éternel. Nous transformions le monde, avions les plus beaux enfants et nous vivions heureux. Rien ne pouvait nous arrêter. Sauf...
La première peine d'amour. Que de pleurs et de sanglots ! Comment a-t-il pu me faire cela ? Jamais je n'aurais imaginé qu'elle puisse être comme ça. Quel grand vide crée la première peine d'amour ! Que de mal au ventre et à l'estomac la perte de l'être aimé peut susciter. Quelle déprime ! Et juste avant de sombrer complètement, voilà qu'arrive... un nouvel amour.
Nous nous rappelons toujours avec nostalgie nos premières amours d'adolescence. Et comment l'apprentissage de l'amour a pu être parsemé d'embûches, mais aussi de plaisirs et de joies indescriptibles. Jusqu'au moment où enfin la perle rare arrive et qu'on fasse le grand saut : on se promet de s'aimer toujours, pour le meilleur et pour le pire.
il est vrai que le coeur a des raisons que la raison ne connaît pas, mais la raison peut enseigner au coeur la direction à prendre et comment reconnaître les indices précurseurs de l'essoufflement de l'émotion. L'amour durable, on ne le répètera jamais assez, est fait de passion et de raison, de cur et de tête.
Vivre à deux n'est pas un comportement instinctif. Nous devons apprendre à vivre à deux, tout comme nous avons appris à marcher, parler, écrire, faire de la bicyclette, conduire une voiture, faire notre métier, etc. Mais... où sont les professeurs ???
Offrir des fleurs sans raison.
Aimer l'autre, surtout démaquillé.
Faire le petit quelque chose qui fait la différence entre être bien et être très bien.
Mettre son nez dans l'oreiller de l'autre lorsqu'il est parti.
Accepter l'importance d'une distance temporaire.
Trouver agréable de faire la vaisselle parce qu'on est ensemble.
Savoir rigoler ensemble, l'un de l'autre.
Téléphoner, dire je t'aime, et raccrocher.
Effleurer l'aura de l'autre, sans le toucher physiquement.
Se voir avec de nouveaux yeux.
Prendre le rasoir de l'autre sans se faire chicaner.



