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Lundi 20 Août 2007

On a beau vouloir confondre l'indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s'excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu'il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d'autres, et cela ne s'appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu'à n'être pas soumis à celle d’autrui, elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d'autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c'est obéir. Je ne connais de volonté vraiment libre que celle à laquelle nul n'a droit d'opposer de la résistance, dans la liberté commune nul n'a droit de faire ce que la liberté d'un autre lui interdit, et la vraie liberté n'est jamais destructive d'elle-même. Ainsi la liberté sans la justice est une véritable contradiction.

Il n'y a donc point de liberté sans lois, ni où quelqu'un est au-dessus des lois : dans l'état même de nature, l'homme n'est libre qu'à la faveur de la loi naturelle qui commande à tous. Un peuple libre obéit, mais il ne sert pas, il a des chefs et non pas des maîtres, il obéit aux lois, mais il n'obéit qu'aux lois et c'est par la force des lois qu'il n'obéit pas aux hommes. Un Peuple est libre, quelque forme qu'ait son Gouvernement, quand dans celui qui le gouverne il ne voit point l'homme, mais l'organe de la loi. En un mot, la liberté suit toujours le sort des lois, elle règne ou périt avec elles. Je ne sache rien de plus certain.

Vendredi 17 Août 2007

Aujourd’hui et pour la première fois de son histoire, la majorité des Algériens vit en milieu urbain et la faim a changé de visage. En est les témoins sur le terrain. Banlieues sans fin, bidonvilles, fractures sociales aggravées  et politiques croissantes : une des plus flagrantes mutations des visages de la faim est liée à la question urbaine. C’est une ville souricière bien vivante qui essaye de survivre. La vie est un combat face aux dysfonctionnements de la société et à l’absence de l’état. Que peut faire un peuple qui mange, se lave, dans ses poubelles ?      

Jeudi 16 Août 2007

Gnawa Diffusion - Frik Fashion

Gnawa Diffusion - Inaal Ding Dingue Dong

 

Donc ne tirons pas de conclusion à cause de cet article. Je soutiens un régime qui apporte la liberté, bonheur et la prospérité pour tous le peuple Algérien   sans exclusion. On a trop souffert et il faut changer complètement la politique extérieure ainsi que l'intérieure pour avoir de l'espoir…reformes et réussite pour ce régime c'est comme demander au coiffeur de faire le travail du dentiste, ou d'un ophtalmo d'être dictateur (le régime Algérien - ne sait pas quoi faire, il n'a jamais essaye autre chose)…les visages ont change un petit peu mais le jeu est le même…gagner du temps et ignorer toute demande de dignité humaine…pas de respect des droits de l'homme (ils s'enrouent) ou d'améliorer le niveau de vie qui se dégrade.

Ils sont fiers de leur oppression du pays et ils ne veulent pas lâcher, ou s'arrêter de se mêler des affaires des autres pays ou peuples de la région. Le prestige et le pouvoir régional n'a jamais bénéficier le peuple Algérien   les dernières 40 années et on est devenue un des derniers pays arabes ainsi qu’Africain en termes de richesse et qualité de vie. Les autres avancent et on recule…L’Algérie jusqu’au début des années 80 était considérée comme beaucoup plus avancée que certains pays d'Europe, maintenant on a juste a se comparer avec la (dernière dictature en Europe). J'écris pour une meilleure Algérie, une démocratie majeure, la liberté.

Jeudi 09 Août 2007

Serge Gainsbourg - L’Alcool

Serge Gainsbourg - Le Poinçonneur de Lilas

Serge Gainsbourg - Ronsard

Souvent on ne me comprend pas, le pire étant ceux qui me regardent comme si je ne méritais pas le respect. Ceux qui me jugent, mais qui sont-ils ? Et puis, comment font-ils, eux, pour respirer ? Ou, peut-être ne respirent-ils pas ? Cela expliquerait tout : leur air triste, leur regard sans passion, leur vie étriquée. Moi, j'aime les gens et cela me permet de les rencontrer : une parole décomplexée, loin de ce bain de consensualité, loin de ces réalités matérielles. Je n'aime pas les petits gens. Et c'est ce qu'ils sont, sinon pourquoi me regarder ainsi ?

Après tout, ils n'ont qu'à continuer leur chemin. J'ai tant de désobligeance mais pas assez de forces : je me sens faible et puis, si l'on pouvait vivre ainsi ? Et même si l'on ne pouvait pas, pourquoi me regarder de cette manière ?

J'ai bien conscience que l'exaltation peut parfois laisser place à la nuit. Mais la nuit n'est-elle pas une maigre conséquence à côté de la force de mon exaltation ? Je vole, je vis, j'écoute, je parle, j'aime... Mieux que quiconque grâce à cela.

Il y a des matins où je me sens mal, le ventre dans une boule, la tête dans une boîte, le cœur dans un caillou, les yeux compressés. C'est dans ces moments-là que je me raconte que loin du discours des poètes et autres artistes, c'est une drogue. Une drogue qui coule le long de mon gosier, jusqu'à réchauffer mes poumons et redonner vie à ma chair. Je me lève et après mon verre, tout va bien, comme un sportif qui s'est échauffé : je peux commencer ma journée. J'en ai toujours sur moi, même au travail, même à la bibliothèque, même quand je marche dans la rue : je porte mon fardeau, sans interruption.

Il est impossible d'oublier, quelque soit l'instant : le poids de mon sac se charge de m'empêcher d'oublier. Quand mes poches sont vides et ma bouteille aussi, je me sens mal. Rabougri, recroquevillé sur moi (que ce soit physique ou psychologique), je grelotte, je pleure, je souffre. Je refuse de penser que c'est dans ces moments la vérité. Non. Dans ces moments, au contraire, rien n'est vrai. Je souffre, je ne suis pas moi, je reste seul alors que je suis tellement sociable, jovial et extraverti au contraire !

Je ne veux pas arrêter. Pourquoi ? Pour retrouver le garçon timide dans son coin que personne ne voit ? Il n'en est pas question.

Elle aussi, elle m'a quitté car elle n'aimait pas que je sois comme ça. En fait, elle ne m'aimait pas sinon elle aurait voulu me voir bien dans ma peau. Je crois qu'elle avait peur que je lui échappe en devenant à l'aise en société. Elle ne m'a pas pardonné de choisir mon bien-sentir plutôt que notre amour.

Et puis de toute façon, je ne pourrais pas arrêter. Je me sens tellement mal quand je n'ai pas ma bouteille. Comme si la vie m'abandonnait. Comme si je m'abandonnais moi-même. Comme si la société m'abandonnait. Seul au monde sans même moi-même. Je n'ai pas le choix, je dois continuer sinon je vais mourir. Je sais qu'avec je risque de mourir aussi mais au moins je mourrais heureux alors que si j'arrête, je mourrais de suite et dans la misère humaine la plus totale.

J'aimerais seulement qu'on ne me juge pas, qu'on me laisse croire que c'est ça la vie et après tout, est-ce si grave ?

Mardi 07 Août 2007

Au moins des milliers de jours... des milliers de nuits... et puis quoi encore ! Le froid de l'hiver qui glace le sang. De temps en temps une bonne bouteille. De la compagnie quoi. C'est tout ce que j'ai maintenant. Les pigeons comme voisins, les ponts comme protecteurs et les étoiles comme bergers. Moi le mouton. Les gens qui passent et qui ne regardent pas. Ceux qui sourient et qui lancent une insulte. Un sandwich de temps en temps. Et puis quoi ? Où est-ce que ça mène tout ça ?
J'avais tout, tout pour rire. La vie, l'argent, juste ce qu'il fallait. Je parcourais L’Algérie  de routes en routes, de bar en bar. Les prostituées, je les voyais souvent. J'ai connu les capotes aussi et puis les passes sans. La routine. La confiance désabusée. Les bons restaus, en bord de route. Habituels. Un verre de temps en temps.  Les prostituées tous les soirs.  Les remarques au boulot. 
La bouteille sur la table, vidée tous les soirs. Les cadavres de bières dans la benne. Sortir les poubelles.  trop soûl, L'alcool, encore et toujours. De plus en plus. Plus de nouvelles de personne. Coupé du monde    L'alcool m'a gagné et pour tout vous dire j'y ai tout perdu. Je ne vois qu'une solution. Ce soir je vais boire plus que d'habitude. Ensuite !!........ !! Et puis ça en sera terminé. Je vais soulager la société d'un des sans abris des quartiers chauds. Je ne verrai plus les autres qui sont comme moi, chacun son histoire et tous dans la même galère. Mais je ne veux plus ramer.
Parfois, qui sait, la renaissance existe peut-être... ce qu'il se dira quelques mois plus tard. Peut-être, oui.

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